samedi 7 avril 2012

ma belle mère, mère, myléne

Quand j'ai connu Martine en 1971, ma première rencontre avec la famille Wolff a été un diner à Ambarés .
Ma future belle mère ou mère, comme je l'appelais au début, a été assez froide; elle a à peine ouvert la bouche de la soirée.C'est mon future beau père, d'habitude ne parlant pas beaucoup, qui a entretenu la conversation.

L'attitude de Myléne est normale et humaine: quel est cet illustre inconnu,  ne faisant pas parti du cercle des amis de mes enfants, qui vient prendre ma fille ainée.

Mon grand-père Boissarie,  que j'admirais et que j'aimais beaucoup, a reçu mes futurs beaux-parents à Castagné pour déjeuner avant le mariage, ce qui a contribué à resserrer les liens des 2 familles.

Je me rappelle également que j'ai entrainé ma future belle famille à une corrida à Mont de Marsan suivi d'un diner à Lencouac, dans les Landes profondes, une journée bien appréciée par tous.

Je me suis rapproché de mes futurs beaux parents lors des week-ends à Peyrarey et des travaux extérieurs pour la préparation du mariage, tonte, nettoyage de la garenne, enlèvement des déchets.
Martine tenait tellement à ce que le mariage ait lieu à Peyrarey.

Bien sur le mariage a été une très belle journée et une très belle fête.

A la mort de ma propre mère, Myléne a été pour moi une présence importante et réconfortante.

Lors des nombreux repas à Peyrarey, je me trouvais la plupart du temps à sa droite et elle me confiait quelques réflexions du genre: tu ne crois pas, ces demoiselles pourraient porter des jupes que ces horribles jeans, elles ont de jolies jambes, qu'elles les montrent.
ou: oh quand même il pourrait porter un pantalon pour le déjeuner
et ces réflexions se terminaient toujours par un petit clin d’œil coquin.

Et quand elle a eu ses dames de compagnie, souvent elle me disait: qu'elle m’embête celle-là?  mais c'est pour votre bien, Myléne, oui, mais quelle me lâche un peu !

Quand elle a été dans sa résidence, j'allais souvent la voir avec Martine et j'aimais échanger quelques nouvelles avec elle.
Bien sur quelques fois, on ne comprenait pas très bien ce qu'elle disait, mais de temps en temps elle provoquait Martine en racontant n'importe quoi, tout en me faisant un clin d’œil coquin.

J'ai bien aimé notre déjeuner en tête en tête dans sa résidence sur la terrasse et maintenant je regrette de ne pas l'avoir renouvelé et pouvoir parler plus souvent avec elle.

Je peux dire que nous avons eu,  après bien des années,quelques fois,  des relations de complices.

Merci Myléne de m'avoir accueilli dans votre famille.

Oui, j'ai pris votre fille ainée, mais nous nous sommes pas éloignés de vous .
  

 











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